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Madhurya : Passion et
enthousiasme |
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Anandi Roy
et Michel Rollot, sont à l'origine du Festival
Tyagaraja de musique carnatique qui, dans sa sixième
édition, s'affirme comme la référence incontournable de
la spécialité. Entre Anandi et Michel, la répartition des
tâches est bien cernée ; Michel à la logistique et Anandi à
l'artistique. Nous n'avons pu résister au plaisir de mieux
connaître ce duo de choc et de comprendre enfin les
secrets d'un tel
enthousiasme ... |
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indeaparis.com : Vous êtes à l'origine d'un festival de musique
carnatique dont la renommée ne cesse de croître. Comment en
êtes-vous arrivés là ? |
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Anandi
Roy : La passion
au service
de la musique carnatique
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Anandi Roy : Je suis d'origine
indienne, mais je suis née en Malaisie. Mon père était l'ainé
d'une très grande famille de 15 enfants. Quand il a commencé à
exercer son métier de médecin, son père lui a dit que c'était
maintenant à lui (mon père) de gagner assez pour payer les
études de ses 9 jeunes
frères.
A l'époque (c'était dans les années
50s) il y avait pas mal d'opportunités pour trouver du travail
en Malaisie surtout pour ceux qui étaient médecins et avocats.
Mon père avait un oncle qui avait trouvé une place en tant que
médecin. Il a encouragé mon père à s'y s'installer. Mon père
est parti et quelques mois plus tard ma mère a pris le bateau
avec mes trois frères qui sont nés à Madurai. Mes deux sœurs
aînées et moi même sommes nées en
Malaisie. Mon père a opté pour la nationalité
Malaisienne en 1957, l'année de l'indépendance du pays,
l'année de ma naissance. Il retournait très peu en Inde, du
coup j'ai découvert l'Inde moi même très tardivement. Ma mère
a toujours été une grande passionnée de la musique carnatique.
Elle jouait de la vina (qu'elle avait amené en cachette en
Malaisie). Elle écoutait des LP, des vieux disques de 33
tours, des bandes, elle chantait tout le temps. Elle se levait
à 4 heures pour s'exercer. Et elle nous a donné des cours de
vina, à moi et à mes sœurs. Plus tard, elle donnait des cours
à pas mal de personnes, et pour que ses élèves puissent lire
les partitions elle a commencé à transcrire les compositions
avec une notation romanisée (ce qui n'était pas fréquent à
l'époque). |
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Autrement dit elle a fait beaucoup de
choses pour que cette musique soit apprise, soit appréciée, soit
connue en Malaisie. Dans la première partie de ma vie
d'adulte je faisais beaucoup d'études et il n'était pas
évident que j'allais continuer avec la musique.
Plus tard je
suis partie en 1982 avec une bourse pour étudier la littérature
à l'Université d'Oxford. Ma vina m'a accompagné. En 1985 je suis arrivée en France et j'ai pris des cours avec
un maître de vina qui vivait à Paris. C'était un cours par
semaine, mais je suis toujours restée liée à la
musique. Depuis
1999 (après mon divorce) j'ai commencé à aller très
régulièrement en Inde. |
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J'ai fait 2
rencontres superbes : la 1ère d'un très grand chanteur Neyveli Santhanagopalan et la 2ème était l'épouse de mon vieux maître
Sangita Kalanidhi Tanjavur KP Sivanandam. Très vite elle s'est
engagée auprès de moi et elle m'a promis de me donner des
cours. Nous étions très proches mais elle est décédée en 2001.
Elle voulait vraiment venir en France, elle croyait qu'elle
trouverait beaucoup d'élèves très motivés comme moi.
En
parallèle, depuis presque toujours j'avais cette idée du
Festival Tyagaraja en Inde et avec quelques amis et quelques
associations j'ai essayé de voir si on pouvait faire quelque
chose.
Quand j'ai amené Michel Rollot en Inde
pour la première fois, je l'ai amené à un concert de Neyveli
Santhanagopalan. Il a vu à quel point j'étais émue par la
musique de ce chanteur pour qui le chant est la prière, dont
la musique est remplie de bhava (d'expressivité et d'émotion,
de spiritualité), à quel point l'homme est un avec son art. A
la fin du concert, c'est Michel qui m'a encouragé d'aller le
rencontrer pour lui dire que j'allais l'inviter pour le
Festival Tyagaraja que nous allions organiser. Je l'ai fais
très timidement. Il a accepté
de suite et à partir de ce moment là, il n'était plus possible
de revenir en arrière. Sa question était, je viendrai mais
quand ?
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Michel
Rollot : La logistique derrière un festival
en plein essor |
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Q : Comment l'avez-vous
convaincu de vous suivre dans cette aventure
?
R : Je lui ai expliqué que ma
professeur de vina Sharada était décédée et que je voulais
également inviter mon maître KP Sivanandam. Santhanagopalan a
dit qu'il ne fallait surtout pas attendre, il fallait le faire
l'année qui suivait c'est à dire en 2002. KP Sivanandam avait
déjà 84 ans et sa santé n'allait certainement pas lui
permettre de vivre longtemps. Le
Festival a commencé ainsi. En 2002 avec l'aide de ma sœur, mon
frère, l'entreprise pour laquelle je travaille et quelques
amis. Le bilan artistique était toujours
très positif, depuis le début nous recevons plusieurs dizaines
de lettres de félicitations. Le bilan financier par contre est
autre chose.
Q : Sur quels critères
sélectionnez-vous les artistes invités
?
R : Depuis le début il y avait des
grands artistes qui nous ont fait confiance :Neyveli
Santhanagopalan, Vittal Ramamurthy (violon), Karaikudi
Krishnamurthy (mridangam). Ils sont devenus des amis et nos
piliers. Grâce à eux d'autres grands musiciens sont venus :
Vijay Siva pour le 2ème Festival, Madhurai GS Mani pour les
3ème et 4ème. Comment je choisis les artistes? En
les écoutant, je vais 3 fois par an en Inde et j'écoute des
concerts. Je ne programme quasiment jamais quelqu'un que je
n'ai pas entendu moi même. Et je sais que je peux faire
confiance à mes oreilles à mon cœur. Je sais immédiatement, la
réaction est instantanée. Mais il n'y a vraiment pas beaucoup
de musiciens qui me
bouleversent. Mes préférences sont nettement pour
les musiciens qui sont restés avec la tradition, même si
beaucoup trouvent que ce qui est traditionnel est discutable.
Je trouve beaucoup de "beau" parmi les musiciens de l'ancienne
génération et je regrette de ne pas avoir entendu plusieurs
des grands maîtres qui sont maintenant décédés.
Ceux que je trouve magnifiques, je
voudrais les partager avec le public français. Je voudrais que
leur musique soit écouté, appréciée et aimée car tout
simplement elle est très
belle.
Maître Sivanandam est décédé en 2003.
Pendant un an j'ai pris des cours avec Neyveli Santhanagopalan
mais il est chanteur avant tout. En 2004 il s'est passé un
autre miracle. J'ai écouté un concert du maître Trivandrum
Venkataraman. C'était éblouissant comme expérience. Il a un
style très vocal, on entend réellement chater la vina. Je lui
ai demandé de me donner des cours. A ma grande surprise et
déception, il a refusé car son école de musique est tout a
fait autre que celle que j'avais fréquentais. Il m'a expliqué
que je devais changer d'une façon radicale mon doigté. J'ai
accepté de le faire, à nouveau j'ai recommencé.
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Maître Venkataraman |
Maître
Venkataraman a accepté de venir régulièrement en France.
J'avais déjà des élèves et il a accepté d'être la garantie de
mon enseignement car cette musique est tellement complexe
qu'il est très facile de faire des erreurs dans les
ornementations, de techniques et je voulais être sûre que je
n'amenais pas mes élèves sur un mauvais chemin. Ainsi notre
petite école a commencé également à prendre forme.
Nous avons fêté le 5ème Festival en le
plaçant sous le thème: la relation maître disciple en rendant
hommage aux maîtres. Il y a eu 3 duos de chant, deux avec
mères et filles, et un avec Neyveli Santhanagopalan et son
disciple Ajay Nambudri. C'était des moments d'échanges très
forts, à la fois sur le plan musical et à la fois sur le plan
humain. Rama Ravi est une très grande
chanteuse, très discrète mais très très respectée. Elle fut la
disciple du grand maître de la flûte T. Viswanathan. Elle a
accepté de venir au Festival l'année
dernière.
Comme vous pouvez le constater les musiciens que nous invitons
ne sont pas des musiciens du grand public, parfois même en Inde
ils sont très discrets. Mais ils sont vraiment des musiciens.
Plus on connaît la musique plus on apprécie ce qu'ils font. Ils
ne cherchent à aucun moment à compromettre, à rendre leur
musique plus accessible. Ils sont
pleinement dans leur musique, dans l'authenticité, dans le
domaine du
beau et du merveilleux. |
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Ils restent également très fidèles à
la tradition carnatique. Pendant des années en France
j'entendais que seuls les musiciens hindoustanis savaient
improviser que la musique classique de l'Inde du Nord était
tellement plus belle que celle du Sud,
etc. Je voulais que le public français
écoute ce qu'il y a de beau dans la musique du sud, ce qu'il y
a du beau sans "dilution" sans compromission, sans des voyages
dans des modes hindoustanis. Les artistes que nous invitions
restent avec de très beaux modes carnatiques :
sankarabharanam, bhairavi, thodi, khambodhi, kiravani,
kharaharapriya, ce sont des modes anciens, capables d'être
explorés d'une façon très profonde, capables de montrer des
multiples couleurs et subtilités et
émotions Nous insistons sur des techniques
d'improvisation, chaque artiste a 4 ou 5
"articles" dans son programme mais il démontre toutes les
techniques d'improvisation : alapana, tanam, kalpana svaras,
niraval, chaque mode est traité en
profondeur. En quelque sorte pour moi, ce Festival
est devenu une quête. Il en est un en Inde, mais peut être il
est devenu une quête très personnelle aussi pour moi. Chaque
année plus je vais loin dans cette musique plus je comprends
et apprends des choses plus je suis capable d'offrir des
choses toujours plus magiques à
l'audience. |
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Cette année, presque par
miracle, ceux que je considère les plus grands maestros de
cette musique ont accepté de venir. Sangita Kalanidhi TN
Krishnan est pour moi le plus grand violoniste carnatique.
Quand il joue tout s'arrête le monde entier tous les espaces
sont remplis par sa musique. Je pleure quand je l'écoute
tellement c'est merveilleux. Il a proposé lui même de
participer au Festival.
Sangita Kalanidhi R. Vedavalli est
pour moi la référence pour le chant. Quand elle a su que des
artistes du calibre de Rama Ravi était venue elle a dit a
haute voix, "cette fille (en parlant du moi) est un
connaisseur, elle a du goût". Elle aussi a de ce fait accepté
de venir. Le Sangita Kalanidhi est le titre le plus haut
désigné à un musicien par le prestigieux Music Academy à
Madras (maintenant Chennai). Il y a 20 qui sont toujours
vivants. 2 viennent au 6ème
Festival.
Q : Comment comptez-vous aider
le public français a mieux comprendre la musique
carnatique
? |

Sangita Kalanidhi R. Vedavalli |
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R : Tous les musiciens de cette année
représentent une grande école de cette musique. De ce fait et
afin d'amener cette musique et son contexte toujours plus près
à notre public, nous avons produit la deuxième
édition d'un livret avec des informations très
intéressantes. Ce livret ainsi que celui de l'an dernier
seront en vente au Festival. Si le public veut mieux
connaître cette musique pour ne pas rester "touriste" nous
voudrions leur donner les moyens.
Nous
produisions également des CD des grands maîtres comme
Trivandrum Venkataraman. Il n'aurait jamais cherché à se
produire mais on a voulu que le public français sache ce que
c'est le jeu de la vina. Encore ne fois, chaque CD ne comporte
jamais plus de 4 ou 5 morceaux. Il y a un raga très développé
et un deuxième qui est aussi très élaboré. Il s'agit de ragas
très représentatifs de la tradition carnatique. Toutes les
techniques d'improvisation (le manodharma ou musique créative)
sont démontrées. Ces CD sont des archives de la musique de ces
grands
maîtres.
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Q : Votre investissement
personnel est notoirement connu, pensez-vous pouvoir continuer
à organiser le festival dans les années qui viennent et
que faudrait-il pour le pérenniser
? |
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R : Il s'agit d'un acte
d'amour de la part des musiciens, de la part de nos amis
bénévoles qui nous aident à réaliser le Festival, de la part
de ma famille et mes amis qui nous soutiennent par leur dons,
de la part de mon patron, M. Michel Gavaud, toujours très
intéressé par tout ce qui est différent, tous ce qui est
créatif et qui paye la location de la salle qui en région
parisienne est exorbitante. Les musiciens me disent que quelque
part ça doit être ma mission dans la vie de faire ce travail
pour faire connaître cette musique de cette manière aussi
sincère. GS Mani m'a dit que le jour viendra quand je serai
appelé par une autre voix, celle du silence et que je me
rendrais compte qu'il est temps de m'arrêter. Jusqu'à ce
moment là, j'espère qu'on aura de très beaux festivals en
France. Parce que nous n'arrivons pas à un
équilibre financier, le Festival sera toujours fragile. D'une
façon réaliste quand nous nous arrêterons je doute que
quelqu'un d'autre veuille émettre autant d'énergie pour
continuer car c'est un travail qui nous occupe tout au long de
l'année. Dans tout ce que je fais Michel m'aide
et m'encourage. Il a fait en sorte que je quitte le domaine de
l'impossible et que je rentre dans celui du
possible. |
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Merci
beaucoup à tous deux. Votre sincérité nous éclaire et nous
ouvre la voie vers une meilleure compréhension de cette
discipline extrêmement exigeante qu'est la musique carnatique.
Nous espérons qu'à travers ce court entretien, nous aurons su
faire naître la curiosité qui incitera chacun à venir à la
rencontre de ces extraordinaires musiciens dont vous parlez
avec tant de ferveur, et que l'édition 2007 du Festival
Tyagaraja sera le succès qu'elle mérite
d'être.
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France |
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Wednesday September 5, 2007
Malaysian Anandi Roy promotes South Indian music in France,
where she resides.
By WONG LI ZA wongliza@thestar.com.my
WHAT started as Anandi Roy’s quest for beauty has manifested into
an annual music festival in France.
Roy learnt to play the veena, a classical Indian string
instrument, from her mother when she was 12. Her mother had learnt
to play as a child in India and taught all her three daughters to
play.
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FACT FILE
NAME: Anandi Roy AGE:
50 EDUCATION: Penang Island Girls’ School, Convent
Bukit Nanas, Assunta Convent, Bukit Bintang Boys’ School,
Universiti Malaya, Oxford University OCCUPATION:
Classical Indian musician, vice-president of marketing and
finance YEARS ABROAD: 22 years CURRENT
BASE: Paris, France
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“South Indian classical music is lesser known compared to North
Indian music, at least in Europe.
“South Indian music is carnatic music, which is religious and
high in devotional content,” explained Roy, who was back here for a
visit recently.
Roy went to Oxford in 1982 to obtain her Master’s in Linguistics,
after which she went to France in 1985 to work. She has lived there
ever since and continues to pursue her love for Indian classical
music.
“At the time, I wanted to increase my knowledge of this music,
which is vast like an ocean. The more I learnt about it, the more
there was to learn. The more I learn, the more beautiful it is and
the more I want to share it,” said Roy.
In 2001, Roy and her husband Michel Rollot set up Madhurya
Foundation, a non-profit organisation which successfully organised
the first Tyagaraja Festival in Paris a year later.
“We want to promote South Indian music and the music of saint
composers,” said Roy, who turns 50 this month.
“South Indian music reached its height with these gurus,” said
the soft-spoken lady, who also has a Bachelor and Master in
Linguistics from Universiti Malaya.
Roy and her husband visit India more than once a year to meet and
select the musicians, especially in December when a large-scale
annual music festival is held. That’s when Roy selects and finalises
the programme for the coming Tyagaraja Festival.
“We give priority to musicians whose music is very classical,
authentic and traditional because we find that very beautiful.
“Meeting and choosing the musicians makes it very personal and we
are able to tell stories about the musicians before the concert,”
added Roy, who also works as vice-president of marketing and finance
in a training and consultancy company.
“It is also an act of love by the musicians to come all the way
to perform,” she said.
The sixth Tyagaraja Festival will be held on October 13-14 this
year with the theme, “Homage to Maestros”. It will feature 11
maestros, two of whom have been accorded the highest recognition
(Sangitha Kalanidhi) in South Indian classical music – T.N.
Krishnan and R. Vedavalli.
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Anandi Roy playing the veena. She organises
the annual carnatic music festival in Paris, involving
musicians from India. |
“Most of the
maestros are older musicians, as they really appreciate the beauty
of classical music and have a spiritual quest for truth and
god.
“For me, the festival is an artistic quest for beauty and I want
as many people to learn the music as possible,” said Roy.
Putting together the festival requires a lot of paperwork and
organisation. Each event costs about ?25,000 (RM120,000) to
organise.
Tickets contribute a quarter to the cost while another quarter
comes from private sponsorships, mainly from family and friends.
Roy and her husband cover a quarter of the expenses while her
employer picks up the tab for the venue, which makes up the last
quarter.
“That means I have to work really hard the rest of the year,”
quipped Roy, who lives in Courbevoie, a north-west suburb of Paris.
Roy and Rollot, an IT consultant, hope to expand the festival to
other countries in the future.
“We would really like the festival to be held in other European
countries, if we can find sponsors and organisers. But it takes a
lot of work and not many people are as crazy as we are,” smiled Roy,
who teaches the veena to 10 students in Paris.
For now, the festival continues to receive good response in
Paris.
“The French are very intellectually curious about new things,”
said Roy.
Every year, 300 to 400 people attend the festival – 70% are
French and the rest are of Indian origin.
One unique characteristic of the festival is that the musicians
also sing five important classical songs called the “Five Jewels of
Tyagaraja”.
“Whoever knows these songs will be invited to sing along with us.
We also organise lecture demonstrations before the concert to help
people understand the music and meet the artists,” said Roy.
The foundation (its name Madhurya, which means “sweetness”), has
recorded CDs of the festivals and also the music of a few musicians
to preserve their art. It has also produced a book on song meanings
and articles by musicians about their music and the way they learnt
it from their masters.
“We want to make this knowledge as accessible as possible to our
audience. The more they understand the music and are able to detect
its subtleties, the more beautiful it will be to them.”
Roy said: “During the festival weekend, we want people to try and
forget their material needs and just enjoy the music.”
For more information on the festival, browse
madhurya.org or email
info@madhurya.org |
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Article paru le 26 avril 2006 dans Inde à
Paris
Madhurai GS Mani : Un concert réussi !
Soumis par Shama - 11-03-2006
Indeaparis.com a assisté pour vous au
concert de Madhurai GS Mani donné hier soir à l'Auditorium du musée
Guimet.
Grand musicien carnatique, Madhurai GS
Mani est aussi un vocaliste, compositeur et professeur de musique
hautement réputé en Inde du Sud. Il était accompagné, pour cette soirée
exceptionnelle, par des musiciens qui, par leur talent et leur maîtrise,
ont enchanté une salle comble pendant près d'une heure et demie...
Professeur Mani a commencé le spectacle
avec le chant traditionnel dédié au Dieu Ganesha (Jaya, Jaya Vinayeka)
qu’il a composé lui-même, poursuivant par des chansons des plus grands
compositeurs de musique Carnatique tels que Thyagaraga, Purandardasa, le
père fondateur de musique carnatique, Ramanuja Swamigal, plusieurs
titres de sa composition et finalement un Mangalam.
Nous avons été particulièrement
transportés avec l’Alapanam de plusieurs chansons. Il a chanté avec une
telle facilité que, pendant quelques instants, les spectateurs ont cru
que l’art de l’improvisation (Alapanam) des notes dans le Raga était
chose facile.
La complicité des musiciens sur scène fut
particulièrement touchante. Karaikudi Krishnamurthy au mridangam et
Vittal Ramamurthy au violon ont été très impressionnants et
particulièrement lors de leur solo respectif. Et pour cause !
Chacun de ces musiciens est considéré
comme est un maître dans son art. Vittal Ramamurthy fut d'une telle
virtuosité qu’on entendait les notes chanter ! (Pour info, vous pourrez
avoir le plaisir de voir et d'écouter Vittal Ramamurthy jouer le 12 mars
2006 à 15h au Théâtre de l’Île Saint Louis Paul Rey 39 quai d’Anjou ;
PARIS 4ème).
Quant à Karaikudi Krishnamurthy, issu
d’une famille de musiciens depuis huit générations, il est très connu en
Inde où il accompagne les plus grands musiciens du Sud du pays.
Nous ne pouvons terminer sans citer Mme
Anandi Roy au tampura qui, outre sa participation à l'organisation de
cette mémorable soirée, a accompagné les musiciens avec une
déconcertante facilité.
● Inde à Paris
http://www.indeaparis.com Propulsé par
Joomla! Généré: 26 April, 2006, 22:38
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Article paru dans le n° 343 de Nouvelles
de l'Inde, revue de l'Ambassade de l'Inde
2002 – Le Premier Festival Tyagaraja
Le dimanche 20 octobre 2002 a été célébré
le premier festival Tyagaraja en France à l’Espace Saint Martin à Paris.
Ce festival de musique de l’Inde du Sud (dite carnatique)
consacré au Saint Tyagaraja, l’un des plus célèbres compositeurs de
l’Inde du Sud, était organisé par l’Association Madhurya, créée en
Septembre 2001. En dehors de l’Inde et de Cleveland aux Etats Unis,
c’était la toute première fois qu’un événement d’une telle envergure
avait lieu.
La journée a commencé par le discours
d’inauguration de son Excellence, l’Ambassadeur de l'Inde en France,
Madame Savitri Kunadi.
300 personnes ont témoigné de cette
journée extraordinaire de musique avec 5 concerts exceptionnels. Le
choix des 7 artistes venant de l’Inde était remarquable, chacun ayant su
captiver et séduire l’audience.
Le festival débuta par un concert de vina
(luth indien) du maestro Thanjai K.P. Sivanandam. Il a créé
immédiatement l’atmosphère de la journée. Agé de 85 ans, il a ébloui
l’audience par la puissance de son jeu, entraînant avec lui sa disciple,
Anandi Roy. L’intensité de son regard et sa présence sur scène resteront
pour toujours une empreinte de ce premier festival. A la fin du concert,
toute l’audience, bouleversée, s’est levée pour rendre hommage au vieux
maître soutenu par son fils.
Le dénominateur de tout festival Tyagaraja
est la récitation des 5 bijoux (pancha-ratna) de Tyagaraja. Le
chant collectif a rassemblé plus de 20 participants. C’était un plaisir
rare pour les amateurs parisiens formés par Madame Komala Brunschwig de
se trouver parmi les plus grands professionnels indiens.
Le brillant violoniste, Vittal Ramamurthy,
le célèbre flûtiste Henri Tournier et les magiciens percussionnistes K.
Krishnamurthy et Neyveli Venkatesh ont tous montré leur joie et leur
talent en accompagnant le chant mené par Neyveli Santhanagopalan et le
jeu des vinas de Padmavathi Ananthagopalan et d’Anandi Roy.
Padmavathi a ensuite enchanté le public à
la fois par sa créativité et par le choix de ses compositions. Son jeu
était remarquable par sa fluidité et son moelleux.
L’Ensemble Madhurya, composé d’instruments
occidentaux et indiens, a montré à quel point un mode indien, Saraswati
Manohari, peut inspirer un compositeur occidental, Jean-François Gassot.
Il a cherché à créer un tout nouveau langage à travers la juxtaposition
de voix différentes et originales. Il réalisé l’un des objectifs de
l’Association Madhurya, une rencontre entre des systèmes de musique
différents.
Et pour conclure cette journée magique,
Neyveli Santhanagopalan a époustouflé l’audience, comme toujours, par sa
maîtrise totale et son expression pleine de dévotion. Il était également
étonnant pour la complicité et l’amour exprimés envers les musiciens qui
l’accompagnaient.
Ce festival était un très grand début et
le public était unanime à proclamer que la Journée était pleine de
Madhurya (douceur), qu’elle était inoubliable et trop courte.
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Article paru dans Nouvelles de l'Inde -
2001
Association MADHURYA
Créée en septembre
2001, l'association Madhurya a été fondée dans le but de
réunir des musiciens indiens et français. L'objectif est d'arriver,
comme dans le jazz, à une expression musicale sur la base de deux
langages apparemment très différents. Nous agissons dans un but musical
mais aussi humaniste, celui d'harmoniser les différences.
Ses fondateurs
sont des musiciens qui viennent de différents horizons et qui ont déjà
créé avec succès des événements musicaux originaux. Ils ont le désir
d’atteindre une plus large audience, de rendre accessible et d’aider à
découvrir les différentes traditions qui semblent a priori
incompréhensibles et étrangères.
Apprendre à
travers les contrastes, tel est le guide de Madhurya, harmoniser la
juxtaposition, mettre en valeur la richesse de chacun, comme l'a exprimé
Jean-François Gassot, Vice-Président de l'association, compositeur et
organiste :
"Au cours de
l'Histoire, chaque civilisation a su développer et manifester un génie
propre à travers les arts … Si chaque peuple de la terre a inventé une
expression musicale en fonction de ses moyens et de son oreille
collective, il existe - tout comme pour les mots - des ponts, des
passerelles, des sons qui sont autant de mains tendues vers le même
geste musical.
C'est dans
l'accomplissement de ce geste, que "l'ensemble Madhurya" a choisi de se
retrouver afin de bâtir un nouveau temple sonore à partir des matériaux
des différentes cultures dont ils sont issus.
Partager la
richesse pour créer de nouvelles richesses ... "
Pour lancer cette
association, une série de concerts exceptionnels de Neyveli R.
Santhanagopalan a été organisée en octobre 2001. Ce chanteur
extraordinaire de l’Inde du Sud (tradition carnatique) a captivé et
étonné l’audience par son intense bhakti (dévotion), son bhava
(expression) et sa brillance à chaque concert.
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Concert à Lyon le 13
octobre 2001 |
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La Maison de l'Inde le
17 octobre 2001 |
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Pour 2002, l’objectif de Madhurya est de
rendre hommage à Tyagaraja, l’un des plus célèbres compositeurs de
l’Inde du Sud, en organisant, pour la première fois en France, un
festival en octobre 2002.
En invitant Thanjai KP Sivanandam,
descendant direct du Tanjore Quartet, Sri Neyveli R. Santhanagopalan, le
plus recherché des chanteurs indiens, Srimati Padmavathy Ananthagopalan,
virtuose de la vina, et en incorporant dans ce festival une œuvre
originale inspirée d'une composition de Tyagaraja, interprétée par
l'Ensemble Madhurya, l'association participe à l'élargissement et à la
rencontre des cultures musicales.
«Chacun de nous a
rêvé, à un moment ou un autre, que ce festival pourrait avoir lieu en
France. Aujourd’hui, en conjuguant nos efforts, nous voulons rendre
hommage à cet immense compositeur, pour offrir un moment de découverte à
ceux qui n’ont pas encore entendu cette musique et pour rassembler les
amateurs de musique pendant cet événement qui devrait être enrichissant
et émouvant.»
Anandi ROY, Madhurya.
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L'Ensemble
Madhurya |
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